Fiche : l’entretien des routes en terre

Votre journal, dans son souci de toujours mettre à la disposition de ses lecteurs et des exécutifs municipaux l’information utile, permettra à des cabinets comme Cgv de fournir des fiches pratiques comme celle de cette édition qui donne des conseils sur l’entretien des routes en terre.

Par le Cabinet CGV-Engineering

Les routes non revêtues peuvent être classées en trois catégories :La piste : Elle peut être considérée comme une voie n’ayant fait l’objet d’aucun tracé particulier. Elle supporte généralement un trafic assez faible.

La route saisonnière : Par rapport à la piste, elle a subi quelques aménagement sur le plan du tracé comme l’indique son nom, elle est saisonnière car, en effet elle est liée à des activités économiques (généralement agricoles ou forestières). Elle supportera un trafic assez important qui atteindra son seuil supérieur pendant les périodes de récolte par exemple.

La route élaborée : C’est une route présentant les caractéristiques de tracés, de profils en long et en travers plus élaborés. On pourrait aussi la considérer comme une chaussée structurée, pouvant être revêtue plus tard. Elle est capable de supporter un trafic relativement important.

Le secteur routier occupe de nos jours une place importante dans les échanges entre les populations des pays en voie de développement.

On peut définir l’’entretien routier comme l’ensemble des actions à réaliser sur les routes afin que leur état demeure satisfaisant et pour qu’elles offrent une sécurité suffisante à des vitesses appropriées et à faible coût pour les usagers. L’entretien routier constitue une composante importante dans la stratégie de développement du réseau routier.

Types d’entretien

On distingue deux types fondamentaux : l’entretien préventif qui est l’ensemble des tâches entreprises pour prévenir les dégradations pouvant apparaître sur la route et ses dépendances. L’entretien curatif, quant à lui, est l’ensemble des opérations à réaliser pour corriger les défauts apparents sur la route et ses dépendances.

Ces deux types d’entretien se déclinent en deux catégories: l’entretien courant (normal et spécifique) et l’entretien périodique. L’entretien périodique englobe des opérations pluriannuelles de maintenance (telles que les renforcements et les revêtements). L’entretien courant consiste en la réalisation, chaque année, des tâches de strict entretien (telles que les réparations localisées de chaussées, le reprofilage d’accotements, le curage de fossés, le désherbage, etc.).

Gestion

Il n’existe pas toujours un inventaire de toutes les routes dans une commune et si c’est le cas, il n’a pas forcement été tenu régulièrement à jour. Le premier travail consiste à établir une carte routière de la commune. L'inspection du réseau routier constitue l'élément majeur de la programmation de l'entretien routier. Elle doit fournir les informations essentielles permettant de déterminer les types de dégradations, leur localisation, leur importance et les remèdes à envisager.

On distingue deux types de visites du réseau: visites de routine et inspection périodique. Les premières sont uniquement visuelles et portent sur l'ensemble de la route (chaussée, dépendances, équipements, environnement, etc.). Ces visites sont effectuées par les techniciens de la commune. Elles donnent lieu à l'établissement de compte rendu même sommaire et peuvent déclencher des inspections complémentaires ou des interventions rapides.

La fréquence souhaitable des visites de routine est mensuelle. L’observation directe des chaussées et leurs dépendances est essentielle pour le repérage, la quantification et la recherche des causes.

Les inspections périodiques intéressent tout le réseau et sont effectuées de façon systématique par les techniciens de la commune deux fois par an, avant et après la période pluvieuse.

Dégradations

On différencie les dégradations sur les routes en terre à travers trois (3) grands groupes ou familles qui sont :

1) Les déformations :

Les déformations sont des dépressions ou ondulations de la route qui prennent généralement naissance dans le corps de la chaussée ou dans le sol support et qui se manifestent sur la couche de roulement : on les différencie suivant leur forme et leur localisation ; on distingue : les ornières, les flaches, la tôle ondulée, les déformations dans les rivages.

2) Les arrachements

Ce sont des phénomènes de rupture d'adhésion entre les éléments ou parties de la route suivis généralement de leur disparition. Ce type de dégradation n'affecte que la couche de roulement au début de son apparition mais peut s'aggraver en touchant les couches sous-jacentes. On distingue les désordres suivants : les arrachements avec profil "w", le ravinement, les nids de poule.

3) Les usures de la couche de roulement en graveleux et des accotementsEn dehors des dégradations dues au vieillissement et à la fatigue du corps de chaussée qui affectent la couche de roulement, il existe aussi l'usure de cette couche de roulement par frottement et qui se caractérise par la perte de matériaux. On y distingue l'usure de la couche de roulement et l'usure des accotements.

 

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