Mototaxis : la reconnaissance du Gouvernement

Les benskineurs s’invitent dans l’agenda présidentiel

A la faveur du discours présidentiel à la jeunesse le 10 février 2013 et d’une manifestation organisée le 01 mars à l’esplanade d’Etoudi, notre rédaction a choisi de vous proposer un dossier sur les mototaxis, acteurs devenus incontournables dans la vie des cités camerounaises.

Par Pierre Nka

A chaque fête de la Jeunesse, le Président de la République du Cameroun identifie une catégorie de la jeunesse à qui il adresse un message particulier. A côté de la jeunesse « encadrée » qui poursuit les études ; des enseignants qui attendent un traitement particulier, une activité retient l’attention des Camerounais. Lors de la célébration de la 47ème fête nationale de la jeunesse au Cameroun, Paul Biya a porté un regard sur « le cas des conducteurs de mototaxis». « Je sais que cette profession n’a pas toujours bonne réputation en raison de quelques « brebis galeuses » qui s’y sont introduites. Mais la majorité de ces jeunes cherchent tout simplement à gagner leur vie », déclare le Chef de l’Etat. Et de poursuivre : « n’est-on pas heureux de la possibilité offerte d’atteindre rapidement et à moindre coût des destinations difficiles d’accès ? ».

Ce n’est pas la seule raison de l’omniprésence de ces engins sur les villes et campagnes du pays. L’activité prospère aussi au Cameroun à cause d’un niveau de chômage élevé. Selon les estimations du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle qui remontent à février 2012, au Cameroun, « sur les 9 millions d’actifs seuls 10% sont en emploi formel ». Pour inverser la tendance, une réforme est annoncée dans le secteur des mototaxis. Pour le gouvernement, « il conviendrait sans aucun doute d’organiser la profession et de prévoir à leur intention des stages de formation concernant à la fois le code de la route, notamment le port du casque, et la technique des véhicules à deux roues ». Et c’est toujours aux administrations publiques qu’il revient de définir les contours de ces réformes.

Le ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique, en relation avec celui de l’Emploi et de la formation professionnelle « parait indiqué pour organiser ce genre de stage, soit à travers les organismes existants pour la promotion socio-économique des jeunes, soit par la création de nouvelles structures. D’ores et déjà, je demande à ces départements ministériels de me faire des propositions allant dans ce sens » peut-on lire dans le discours à la jeunesse du 10 févier 2013. Des signes d’une nouvelle vie pour ces jeunes qui selon Paul Biya « par la force des choses, se sont trouvés marginalisés ». Le souhait étant que ces jeunes « sachent que j’apprécie le courage qu’ils ont eu en acceptant des tâches pénibles, pour faire vivre leurs familles ». Et de conclure que « l’on devrait leur reconnaître un rôle social dont l’utilité est incontestable ».

 


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