Développement économique local

Les territoires ruraux préoccupent

A la faveur d’un séminaire organisé du 15 au 18 avril 2013 à Douala, onze pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de Madagascar ont tracé la voie du développement économique des collectivités des zones rurales dans un document qui fera date: la «Déclaration de Douala».

Ouverture officielle Seminaire

Par Kamdem Souop

Pendant quatre jours, plus de quatre-vingt participants venus de Madagascar, du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal, du Togo, du Mali, du Niger, de la Guinée, de la Mauritanie, de la Rca, de la France et du Cameroun ont planché sur le «Développement économique des territoires ruraux». C’était à l’initiative du Programme national de développement participatif (Pndp) et de l’Agence française de développement (Afd).

Les travaux ouverts le 15 avril dernier par Joseph Béti Assomo, le gouverneur de la région du Littoral, représentant le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), patron de l’événement, avaient pour objectifs de partager les expériences pays et les réalités de terrain, dans le but de faire ressortir les particularités de chacun et l’impact des contextes sur les montages institutionnels des mécanismes d’accompagnement des collectivités. Par ailleurs, il était aussi question de capitaliser sur les approches et les outils en matière de concertation et programmation à l’échelon local, de dispositifs d’appui aux collectivités locales, de dialogue entre collectivités et acteurs économiques, mais aussi et surtout de prise en compte de la gestion du foncier et des ressources naturelles dans la planification du développement économique des territoires ruraux.

Au sortir des travaux, notamment des ateliers du 18 avril, quelques axes structurants ont été définis pour accompagner le développement économique des communes rurales africaines. Ceux-ci ont été consignés dans ce qui a été appelé la «Déclaration de Douala» (cf. ci-dessous). Les participants des autres pays africains ont quasi unanimement reconnu que le Pndp avait un avantage qui méritait d’être expérimenté dans d’autres pays: la planification participative qui a abouti à la rédaction des plans communaux de développement, un outil de pilotage qui renseigne sur les besoins prioritaires d’une collectivité tels que définis par les populations.

De l’avis de Marie-Madeleine Nga, le Coordonnateur national du Pndp, «la plus grande fierté du Programme, c’est assurément le Plan communal de développement que le Chef de l’Etat a d’ailleurs consacré comme un outil indispensable à l’élaboration du budget d’investissement public 2013; mais aussi les agents communaux que nous avons aidé les communes à recruter et qui en sont en quelque sorte la mémoire. C’est sans compter que l’appropriation des populations justifie le succès du Programme»

 


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