Gouvernance : Zenü Network fait le point du PGL/OL

Gouvernance : Zenü Network fait le point du PGL/OL 

Le «Réseau des savoirs», Zenü Network, a réuni une dizaine d’acteurs intervenant à Bangangté, Mbouda et Nkongsamba la semaine dernière.

Les représentants des différents acteurs du Pgl/Ol

Par Kamdem Souop

Le 20 septembre 2012, la salle de formation du siège de Zenü Network à Bafoussam a abrité une séance de travail regroupant les acteurs clés impliqués dans le projet «Promotion de la gouvernance locale et de renforcement des capacités des acteurs non étatiques dans les régions de l’Ouest et du Littoral» (Pgl/Ol). Et à en croire la dizaine de personnes ayant pris part à cette mise au point, certes des difficultés ont émaillé la mise en œuvre du projet, mais l’essai était concluant et il y a lieu de songer à une phase 2.

Pour rappel, le Pgl/Ol a pour objectif de contribuer à une participation crédible et efficace des processus de décision politique en matière de service public. Il a reçu le soutien financier de l’Union Européenne sur 36 mois et est coordonné par Zenü Network. Ce dernier bénéficie du soutien d’un partenaire dans l’exécution du projet: Enda Graf, une Ong sénégalaise.

Le projet lancé en avril 2010 et qui court normalement jusqu’en mars 2013 vise le renforcement de capacités des acteurs de la société civile et des élus locaux des trois communes bénéficiaires dans 07 secteurs : l’artisanat, l’agriculture, la santé, la jeunesse/emplois, les transports, l’éducation, la décentralisation. Engagés à promouvoir des mécanismes de régulation alternatifs pour une plus grande participation/responsabilisation des acteurs du territoire notamment la société civile Zenü Network vise à travers le Pgl/Ol quatre résultats majeurs: une meilleure maîtrise des politiques publiques locales et nationales de la part des Osc; une plus grande valorisation des initiatives de celles-ci au regard de l’action publique; l’instauration de nouveaux systèmes de régulation pour une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques locales; le financement des projets de renforcement de la gouvernance locale.

Participation

Malgré le travail effectué par le Programme national de développement participatif (Pndp), la planification semble être un point d’achoppement entre les acteurs du territoire et le pouvoir central, notamment par le biais du ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat). Pour Philippe Nanga, «Il y a eu une progression méthodologique de la part du Minepat, mais nous observons toujours une démarche directive. Il reste toujours celui qui définit les priorités en matière de planification, en lieu et place des bénéficiaires».

Il faut cependant relever que cette sévère perception de la société civile sur l’action des pouvoirs publics et singulièrement du Minepat cache avec difficulté une action qui a permis de mobiliser divers acteurs du territoire autour des problèmes identifiés au niveau communal et des solutions envisagées. Le Pndp dont la tutelle est assurée par le Minepat a doté 329 collectivités locales, dont les communes de Bangangté, Mbouda et Nkongsamba 1er, de plans communaux de développement.

Radios communautaires

Pour Serge Epangue, le Chef de chaîne de la Radio communautaire «La voix de la diversité de Baré Bakem» qui émet dans le département du Moungo (région du Littoral-Cameroun), «Dès l’élaboration du Pgl/Ol, les radios communautaires ont été impliquées par Zenü Network. C’est dire si nous avons eu une place centrale pour informer les citoyens des communes que nous arrosons.»

M. Epangue rejette l’idée que l’accompagnement dont les médias bénéficient de Zenü Network puisse affecter leur distance critique dans la couverture des activités de ce réseau d’organisations de la société civile. Ce que confirme Ide Carine Tchounga, animatrice de Radio Medumba qui émet à Bangangté (région de l’Ouest-Cameroun).

Cette dernière radio, avec le concours de Zenü Network, produit quatre émissions mensuelles, dont une en Medumba, la langue parlée dans le département du Ndé. «Si les populations rurales avaient démontré un intérêt particulièrement prononcé, nous serions passés à deux émissions en medumba. Mais il faut dire que certains termes se rapportant à la décentralisation n’ont pas encore une traduction reconnue. C’est pourquoi nous avons pris attache avec un comité d’experts de cette langue afin qu’ils nous aident sur ce terrain», confie Ide Tchounga.

En dehors des radios communautaires (Radio Batcham à Mbouda, radio Medumba à Bangangté et Radio Baré Bakem à Nkongsamba), d’autres organes de presse sont mis à contribution pour intéresser les citoyens au processus de décentralisation. Des tranches d’antenne ont ainsi été négociées sur Canal 2, Crtv radio.

Contrôle citoyen

Le contrôle des décideurs locaux par les citoyens a pu compter sur deux dispositifs développés dans le cadre du Pgl/Ol. Le premier, l’observatoire de la gouvernance locale d’une part. Par le biais des audiences publiques, un échange entre sectoriels, commune et citoyens a facilité la compréhension des problèmes rencontrés et ouvert des perspectives au sujet des solutions, envisagées de manière concertée.

Le deuxième outil est le groupe de portage du budget participatif, un outil qui permet de rassembler tous les acteurs d’un secteur donné pour réfléchir sur les voies et moyens permettant de solutionner les problèmes identifiés dans ledit secteur.

 


Sur le même sujet

Repères: Le Pgl/Ol en quelques points

Le Pgl/Ol a permis aux acteurs locaux d’élaborer des stratégies communes”

Les leçons du Pgl/Ol

 

Dernières Parutions

Autres Dossiers de la Rédaction

Actualités Communales

Newsletter

   Partenaires
  Logo success
  Afroleadership
  Logo Btap
  CGLUA
  Zenü Network
  LEDNA
  RAJFIL
  Caddel
  pndp
  Feicom
  CVUC
  PDUE
  cityminded
  refila
JT Fixed Display